Show must go on

Si vous nous suivez, vous savez que nous devrions être en ce moment même en pleine résidence de création pour Anima. Or, une succession de mauvaises nouvelles nous ont malheureusement poussés à reporter l’écriture du spectacle à 2017 …

On vous avait déjà dit qu’aucune subvention ne nous avait été attribuée pour aider au financement de cette nouvelle création. Nous avions rebondi en partant sur une idée de co-production qui avait été acceptée sur le principe mais pour laquelle nous n’avions encore eu aucun chiffre – en effet, la société de production que nous avions choisie attendait de clôturer son bilan comptable 2015 pour nous donner un montant réaliste et réalisable. Pour des raisons indépendantes de leur volonté, ce bilan a pris du temps à se mettre en place et, courant mars 2016, ils nous ont annoncé avec un immense regret qu’ils ne pourront finalement pas nous aider à financer notre projet.

Avant de décider de reporter, nous avons tout de même essayé de trouver d’autres solutions, mais malheureusement les délais étaient bien trop courts : la résidence devait commencer à cette même période et nous ne pouvions absolument pas nous permettre de réserver un studio de danse ni de booker nos danseurs et notre chorégraphe sans être certains de pouvoir tout payer par la suite. Les options de financement que nous avons explorées nous donnaient au moins deux mois de délai pour débloquer des fonds, en admettant qu’ils acceptent notre dossier …

C’est donc avec le coeur un peu gros mais une motivation toujours présente que nous annonçons le report du projet à 2017.

Cependant, on a tendance à tirer le positif de chaque situation : nous avons une équipe du tonnerre, extrêmement motivée, qui est toujours prête à nous suivre l’année prochaine malgré les difficultés engendrées cette année, et nous gardons le planning de fabrication de matériel et de costumes comme il était prévu initialement, ce qui veut dire que nous n’aurons plus que l’écriture chorégraphique et la mise en scène à voir en 2017. De plus, on avait bien avancé sur la construction de la version courte d’Anima : on a notre bande-son, des idées très précises, un univers visuel et même quelques ébauches chorégraphiques. On a toujours travaillé en auto-production, c’est quelque chose que l’on commence à maîtriser, donc on va retourner vers ce qu’on sait faire ; il est hors de question que le projet soit abandonné !

Ce délai nous laisse aussi le temps de monter un dossier de demande d’aide auprès de la banque,  de faire de nouvelles demandes de subventions, et de voir venir suffisamment à l’avance si nous devons essuyer un énième refus. On n’a jamais été aussi précis dans notre projet, ce qui – on l’espère – nous donne de bonnes chances pour l’année prochaine.

D’autre part, nous n’annulons pas notre collaboration avec Nil Obstrat, qui nous avait accordé deux semaines de travail chez eux dès lundi prochain. Nous avons décidé de retravailler « Sûrya, feu originel » pour lui redonner un coup de neuf et y injecter certains des effets que nous voulions mettre dans Anima.

Merci à toutes les personnes qui nous soutiennent dans notre travail et qui suivent ce projet pour votre fidélité – promis, on ne lâche rien, et on ne va pas se laisser faire !

Manda Lights.